Ha, les petites pâquerettes à tiges trop courtes et trop peu nombreuses pour en faire un "vrai" bouquet... mais qui font tellement plaisir à recevoir, que ce serait quand même péché de les oublier discrètement dans le près... Je vous propose le vase portatif ad hoc ou la petite guirlande murale de saison, vous voilà prévenues, vous n'aurez plus aucune excuse !!
jeudi 21 avril 2011
lundi 4 avril 2011
l'hiver en pente loose !
Modèle : Still Light Tunic by Veera Välimäki - laine holstgarn - aiguilles 2,75 mm
Nous y voilà, fin de l'hibernation, et ce qui m'a occupé pendant tout ce temps (entre autre) c'est cette jolie robe repérée depuis quelques temps, mais, parce qu'il y a un mais, elle est importable...
Je m'explique, nonobstant le fait qu'elle ait été tricotée entièrement avec des aiguilles 2,75mm, que j'y ai passé des heures et des heures, le résultat est loin d'être à la hauteur de mes espérances et ce, pour plusieurs raisons:
- number one, cette jolie robe est toujours présentée avec les mains dans les poches, ce qui certes est inévitable quand on a des poches, mais force est de constater qu'on a pas toujours les mains dedans et que quand on les enlève ça fait un peu sac à patates latéraux, ce qui m'amène à ma raison
- number 2, trop de freestyle, tue le freestyle, j'ai voulu faire ma craneuse et que je te rajoute quelques augmentations par-ci par-là, et que j'allonge, et que "non, je vais faire un peu plus comme ça", bref, loin de moi l'idée de reporter la faute sur le modèle, mais j'ai un peu surestimé mes capacités quant à l'adaptation du modèle...
- at last but not least, the cherry on the cake, le pompom sur le chihuahua, la bourde finale : comme indiqué dans le modèle j'ai fait quelques petits points pour fixer les poches, las, cela se voyait trop, et voilà qu'en tentant de découdre, j'ai coupé le mauvais fil, et ça deux fois !!
Bref, cette jolie robe est au purgatoire des tricots en attendant que l'envie me reprenne de détricoter toute la longueur, pour refaire à ma sauce, sans ces jolies poches, on va dire que ce sera pour l'automne prochain, hein...
En attendant, je me venge avec des aiguilles 5mm, pour un nouveau projet complètement pas de saison, et je vous dit à très bientôt, en vous remerciant de tous les petits messages reçus auxquels je n'ai pas toujours répondu, et vous promets un retour beaucoup plus régulier... Amen
mardi 8 février 2011
dés-hibernez-moi...
Modèle perso "Hortense's sweater" - Aiguilles 4,5mm - Alpaga mûre la Droguerie 370g - tricoté en double
Du fin fond de ma caverne de marmotte, je tricote. Ce pull mûre m'a déjà accompagné une partie de l'automne et de l'hiver. Il est chaud, doux et rempli parfaitement son office de pull doudou quand dehors il fait froidfroid. Un easy-knitting, tricoté de bas en haut, avec juste une couture pour la bande d'encolure et des manches directement relevées sur les emmanchures.
Et mon cadeau pour cette nouvelle année, c'est un petit tuto, clic sur le mot, et vous y êtes !!Edit du 19/02 : une nouvelle version du modèle est disponible ainsi que sa version in english...
jeudi 11 novembre 2010
le pull au vert
Modèle improvisé, laine Mousse de grignasco achetée au comptoir, 5 pelotes, aiguilles 3,5 mm
Le problème quand on a goûté aux petites mailles fines, c'est que l'on trouve ça si joli (mais si long.... oui, mais tellement joli, oui mais tellement long....) que l'on voudrait toujours en tricoter... De ma dernière virée à Paris, il me restait 5 pelotes de ce joli mélange (soja, laine soie), déjà expérimenté sur ce modèle, et je me suis lancé dans la manche longue. Je dois dire que ça m'a occupé tout l'été... et vous savez quoi...? Loin de m'avoir vacciné j'ai à nouveau du vert sur des aiguilles 3,25mm., ben oui, il faut bien la tester cette fameuse Holstgarn dont tout le monde parle !!!.. Mais je compte sur vous pour m'arrêter quand j'en serai au diamètre cure-dents, pitié !!!
jeudi 7 octobre 2010
un très loooong week end !
weekender travel bag d'Amy Butler - tissu IE
Ah ben oui, me direz-vous, il était temps, plus que temps... le temps d'un week-end qui dura des semaines... voire des mois !
Bref ce weekender bag d'amy butler m'a donné du fil à retordre, j'ai tout bien fait dans les règles : lire TOUT le patron en anglais, faire étape par étape, découper une cinquantaine de pièces, acheter le timtex, sorte de gros molleton dur, une véritable plaie à coudre, sacrifier mon petit coupon IE, qu'il a fallu que j'entoile tellement il était fin, fait des kilomètres de biais et de passepoil, en somme une véritable leçon de couture... in english !
Ce sac est de parfaite contenance pour un week-end, peut-être un peu moins long que mon month-end quand même...
Contente de vous retrouver !
dimanche 6 juin 2010
l'être ou le néant (ou on a retrouvé l'"e" disparu de Georges P)
alors que certains fêtent l'arrivée du ipad comme un objet révolutionnaire, dématérialisant livres et bibliothèques, j'ai eu envie de faire un petit coussin typographique qui accompagnera petite E dans les lectures papierséistes du soir... !!
samedi 29 mai 2010
vide grenierisation...
J'en avais parlé lors d'un message précédent, j'ai fait un peu de tri dans ma collection de tissus, car, c'est un fait j'ai un peu trop accumulé pour le peu que je couds et comme j'ai besoin de place, je vous propose quelques coupons dans mon petit cafoutchi... clic sur l'image et vous y êtes...
jeudi 27 mai 2010
prix littéraire
Cette année dans le cadre du prix littéraire des lycéens et apprentis de la région Paca, j'ai eu à lire 6 ouvrages et comme aujourd'hui était décerné le prix, je me suis dit que, ne connaissant pas encore le vainqueur, il était encore temps de faire ma petite chronique... donc cette année au programme il y avait :
Atelier 62 de Martine Sonnet - Le temps qu'il fait
Renault-Billancourt ! Symbole de la classe ouvrière à l'époque des grandes luttes sociales. Que savent les jeunes générations d'aujourd'hui des milliers d'ouvriers pour lesquels la vie s'est forgée autour cette énorme machinerie ? Que gardons-nous en mémoire de ce que nos pères, nos grands-pères ont enduré dans cet enfer de bruit et de ferraille, bijou de l'industrie française ? Leur histoire est la nôtre, leurs conquêtes, durement négociées, chèrement acquises, nous fondent aujourd'hui. Nous sommes le fruit de leurs victoires et de leurs défaites. Héros humble et fier, le forgeron Armand Sonnet les incarne et les encaisse. Une vie de labeur, clope au bec, droit dans ses brodequins !
Avec une infinie tendresse, Atelier 62 ravive le souvenir d'une réalité disparue et raconte une vie d'homme, pièce maîtresse des temps modernes.
Une écriture réduite à l'essentielle, style télégraphique un peu dérangeante au début, une construction en chapitres alternés souvenirs d'enfance/recherches historiques de l'atelier 62 par thématique. J'ai beaucoup aimé mais bien compris pourquoi les élèves n'avaient pas du tout accroché...
Un de mes préférés.
Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal - Verticales
Décor d'un Marseille mi-fictif mi-réel. Les "petits cons" de la corniche plongent dans un vide hors frontière qui pourrait bien être le leur. Trois mètres, sept, douze… En bas la Grande Bleue, l'euphorie ou la tragédie. Quelle peur cherchent-ils à vaincre, au juste ? et que masquent-ils derrière leur attitude téméraire ? En bande pour se donner du courage, s'inventer une posture, donner un public à leur rituel, ils provoquent sciemment l'autorité et jouent leur vie à qui perd gagne. Suzanne fuit les beaux quartiers pour s'approcher d'eux, comme aimantée. De loin, fidèlement pourrait-on dire, le commissaire Sylvestre Opéra les observe tous. À chacun ses fêlures, à chacun ses attentes secrètes. Éviter le pire, ne pas entrer dans leur jeu. La vie est un défi sans cesse renouvelé.
Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal - Verticales
Décor d'un Marseille mi-fictif mi-réel. Les "petits cons" de la corniche plongent dans un vide hors frontière qui pourrait bien être le leur. Trois mètres, sept, douze… En bas la Grande Bleue, l'euphorie ou la tragédie. Quelle peur cherchent-ils à vaincre, au juste ? et que masquent-ils derrière leur attitude téméraire ? En bande pour se donner du courage, s'inventer une posture, donner un public à leur rituel, ils provoquent sciemment l'autorité et jouent leur vie à qui perd gagne. Suzanne fuit les beaux quartiers pour s'approcher d'eux, comme aimantée. De loin, fidèlement pourrait-on dire, le commissaire Sylvestre Opéra les observe tous. À chacun ses fêlures, à chacun ses attentes secrètes. Éviter le pire, ne pas entrer dans leur jeu. La vie est un défi sans cesse renouvelé.
Je n'ai accroché ni sur le sujet, ni sur l'histoire, ni sur l'écriture...
La Couleur de l'aube de Yanick Lahens - Sabine Wespieser éditeur
La Couleur de l'aube de Yanick Lahens - Sabine Wespieser éditeur
Au petit matin, Port-au-Prince résonne des affrontements de la nuit. La nuit où, dans une atmosphère lourde de révolte mêlée de banditisme, les visages se confondent, comme se confondent amis et ennemis. Angélique et Joyeuse attendent leur jeune frère Fignolé. Dans l'alternance de leur inquiétude et de leur voix, surgit un pays à la dérive, anéanti par les dictatures, la misère, le non-droit. Vivre est survivre. Il faut affronter le poids des traditions, les trahisons, la violence, l'injustice, la misère toujours. Une violence sourde gronde en permanence, celle de la liberté qui s'affiche, celle des renoncements, celle de l'espoir étouffé. Fignolé n'est pas rentré cette nuit.
Commencée juste après le tremblement de terre, ma lecture a évidement été un peu moins objective ou peut être simplement éclairée d'une connaissance nouvelle de ce pays... Encore un livre construit à deux voies, deux soeurs diamétralement opposées qui racontent la difficulté de vivre dans cet Haïti abandonné de tous. Un beau roman qui ouvre les yeux sur ces laissés-pour-compte.
La Taille d'un ange de Patrice Juiff - Albin Michel
La Taille d'un ange de Patrice Juiff - Albin Michel
Sur le tranchant des sentiments les plus noirs, neuf nouvelles explorent les mécanismes du genre humain, poussant les personnages jusqu'à leurs limites, dévoilant leur fragilité, leur fracture. Ils doivent trouver en eux-mêmes le ressort pour prendre leur destin en main ; ils en sont capables, chacun en est capable, y compris dans les moments les plus sombres. Ainsi cet homme qui, après une dispute conjugale, rencontre Richard, au bord du suicide. Ainsi cette jeune femme qui ne réalise que dans la peur de la perte combien elle aime son enfant, et combien son enfant l'a portée, elle. Ainsi ces frères et sœurs que l'instinct de survie délivre parce qu'ils ont en eux, tous, l'espoir qui les maintient debout. Cette flamme d'espoir, c'est leur salut.
J'ai beaucoup aimé ces nouvelles écrites avec simplicité mais dont l'issue est parfois déroutante... (je pense que c'est le grand favori)
La Tête en friche de Marie-Sabine Roger - Le Rouergue
C'est pas qu'il soit plus bête qu'un autre Germain, non, même si beaucoup le pensent et lui le premier. Un peu simple, bourru. Un grand gaillard pas bien servi par la vie. Pas du genre à lire des livres, voyez. Et Margueritte, c'est pas qu'elle soit gâteuse du haut de son grand âge. C'est pas qu'elle radote auprès des inconnus pour passer le temps. Mais ça fait 86 ans qu'elle en emmagasine, du savoir et des souvenirs. En bref, c'est pas qu'ils soient faits pour se rencontrer ces deux-là.
Et pourtant au parc, chacun à compter les pigeons, ils vont faire connaissance, se parler, se reconnaître, se guetter et s'apporter l'un à l'autre du réconfort. Germain découvre la force et la richesse des mots, il prête une oreille de plus en plus attentive aux lectures de Margueritte et l'accompagne quand sa vue à elle défaille. Une amitié improbable s'est nouée entre deux solitudes que plusieurs générations séparent.
La Tête en friche de Marie-Sabine Roger - Le Rouergue
C'est pas qu'il soit plus bête qu'un autre Germain, non, même si beaucoup le pensent et lui le premier. Un peu simple, bourru. Un grand gaillard pas bien servi par la vie. Pas du genre à lire des livres, voyez. Et Margueritte, c'est pas qu'elle soit gâteuse du haut de son grand âge. C'est pas qu'elle radote auprès des inconnus pour passer le temps. Mais ça fait 86 ans qu'elle en emmagasine, du savoir et des souvenirs. En bref, c'est pas qu'ils soient faits pour se rencontrer ces deux-là.
Et pourtant au parc, chacun à compter les pigeons, ils vont faire connaissance, se parler, se reconnaître, se guetter et s'apporter l'un à l'autre du réconfort. Germain découvre la force et la richesse des mots, il prête une oreille de plus en plus attentive aux lectures de Margueritte et l'accompagne quand sa vue à elle défaille. Une amitié improbable s'est nouée entre deux solitudes que plusieurs générations séparent.
Très facile à lire peut être un peu trop, du bon sentiment, de la belle ficelle pas toujours très fine, un joli paquet mais pas inoubliable, c'est de la littérature pour ado et je ne connaissais pas ce genre...
Le Rapport Stein de José Carlos Llop - Jacqueline Chambon
Fin des années 60, Majorque. Pablo Ridorsa ne connaît ses parents qu'à travers quelques cartes postales envoyées depuis le monde entier. Il vit chez ses grands-parents, dans une atmosphère lourde de bonne éducation et de certitudes étouffantes. Telle une couleur vive projetée sur un mur gris, l'arrivée du jeune Guillermo Stein secoue le collège de jésuites dans lequel Pablo prolonge son ennui.
Dans ce terne ambiant, Guillermo Stein, c'est l'intrusion de la différence et d'une liberté lointaine, au-delà de l'enceinte du collège, au-delà de la ville. C'est aussi le mystère, la jalousie. Sa présence provoque un véritable bouleversement et nourrit à ce point la suspicion qu'une enquête sera menée sur lui. Pablo quant à lui se laisse guider par sa curiosité ; ses découvertes lui ouvriront les portes d'autres mondes et bouleverseront à jamais sa vie.
Dans ce terne ambiant, Guillermo Stein, c'est l'intrusion de la différence et d'une liberté lointaine, au-delà de l'enceinte du collège, au-delà de la ville. C'est aussi le mystère, la jalousie. Sa présence provoque un véritable bouleversement et nourrit à ce point la suspicion qu'une enquête sera menée sur lui. Pablo quant à lui se laisse guider par sa curiosité ; ses découvertes lui ouvriront les portes d'autres mondes et bouleverseront à jamais sa vie.
De ce livre je retiendrais une atmosphère un peu lourde et ouatée qui n'est pas sans me rappeler L'ombre du vent de Zafon dont je vous parlerai bientôt.
dimanche 25 avril 2010
elle tourne, elle vire, Elvira...
modèle Elvira de Sanne Bjerregaard, laine Mousse de grignasco achetée au comptoir, 4 pelotes, aiguilles 3,5 mm
Comment ça, ce blog sent la feuille morte...?! Mais non, mais non.. c'est que le printemps a mis du temps à venir, et que regarder les plantes faire leurs petits bourgeons et les fleurs s'ouvrir.. et bien ça prend du temps...!! Trève de plaisanteries, pleins de choses à venir dans les prochains épisodes... De la lecture (parce que j'avais dit une chronique par mois et qu'on s'éloigne même de la chronique trimestrielle), de la couture (parce que les petits pois sont partis en vacances, je vous raconterai), du bijoutage (c'est bien beau de ramener du jade du Japon, faudrait peut-être en faire quelque chose, un an après), du crochet (et oui, j'ai fait le cal d'émilie, il est fini mais c'est une autre histoire...) et puis il y aura même une petite vente de tissus parce qu'entre deux éclosions de bourgeons j'ai aussi fait un peu de rangement, donc de tri.. bref... j'ai un peu de matière pour alimenter ce pauvre blog ces prochaines semaines.. mais revenons à notre Elvira !
Tout à commencé cet hiver quand j'ai acheté cette superbe laine (50% soie, 40% laine, 10% soie), un très joli tombé et un parme grisé joli, joli... Et puis ce modèle de Sanne Bjerregaard, dont l'encolure me plaisait beaucoup... J'ai zappé le motif pour alléger l'ensemble, et j'ai chaussé mes aiguilles 3,5 mm et ce fut loooong !! D'autant que dans un premier temps j'avais fait de trop grandes emmanchures, et que la dernière maille rabattue, je me suis rendue compte que ça faisait sac... un sac avec un très joli tombé, certes, mais, importable... donc, retour en pelotes et recommençage à partir de l'encolure.
J'aime vraiment beaucoup cette laine et cette encolure, je crois même que je vais récidiver en m'inspirant de ce modèle avec un autre coloris de mon petit stock... (donc, vous n'êtes pas prêtes d'en voir le résultat...!!!)
mardi 16 mars 2010
girly dots apron !
Un peu de couture parce que ça fait bien longtemps et qu'il faut que je m'échauffe pour mon "grand projet"... qui, lui aussi, sera à pois. Donc, deux petits tabliers modèle maison, pour deux soeurettes qui aiment cuisiner... avec dentelles et fleurettes pour garder le côté fifilles...
En même temps, je ne suis pas sûre qu'ils résistent aux assauts du chocolat et des sauces tomates... J'avoue, je me suis fait plaisir...
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